Grâce à un doublé de Fabrice Seidou, l’US Orléans a remporté samedi un probant succès sur Moulins qui lui permet de garder un espoir dans la course à la montée. Mais hier Bayonne a gagné face au Paris SG (R)…
« Tant que la bougie n’est pas éteinte, il faut y croire ! » David Soubieux l’avait annoncé dans ses déclarations d’avant match et ce n’était pas des paroles en l’air. Le défenseur Orléanais et ses coéquipiers ont en effet magnifiquement joint le geste à la parole, samedi soir, en remportant le match qu’il ne fallait pas perdre face à Moulins pour garder encore un espoir de montée…et entretenir la flamme !
L’obligation pour les deux équipes de gagner cette rencontre de la dernière chance pour espérer aller « titiller » Bayonne et Fontenay a donné lieu à une rencontre très rythmée notamment dans un premier quart d’heure particulièrement animé avec pas moins de trois occasions nettes de chaque côté. Le mérite des Orléanais, une fois n’est pas coutume, aura été de faire preuve de réalisme en marquant les premiers et en doublant la mise juste après la reprise grâce à un nouveau doublé, après celui réussi contre Poissy, de Fabrice Seidou en pleine confiance. « Je suis vraiment heureux pour lui car franchement, il le mérite. Il bosse beaucoup et affiche un état d’esprit irréprochable. Et en plus l’équipe en profite », avouait posément Stéphane Grégoire, l’entraîneur Orléanais.
De son côté, Bruno Germain préférait la jouait mi-agressive, mi-ironique à l’arrivée des médias dans les vestiaires. « Alors je croyais qu’il n’y avait pas d’attaquant à l’USO ? Il est pas bon le petit Fabrice ? » lança narquois le directeur technique orléanais. On laissera ces propos à son auteur car à aucun moment, nous n’avons remis en cause la valeur de Fabrice Seidou. Bien au contraire…
Bref, passons, car le plus intéressant dans cette partie fut la gestion du match des Orléanais qui ont connu quelques ratés dans ce domaine cette saison. Certes, à 2-0, ils ont reculé mais ils n’ont jamais déjoué grâce notamment à la solidité de la charnière centrale Ludovic Michelot- David Soubieux, à l’activité du milieu de terrain qui a eu le souci de garder le ballon au maximum et à une solidarité retrouvée. Même la « boulette » de Jonathan De Nardi, qui permit à Moulins de réduire le score, n’a engendré de panique comme face à Poissy, quinze jours plus tôt.
Reste à savoir si cette victoire probante va amplifier les regrets à la fin de la saison ou bien permettre à l’USO d’aller chercher Bayonne. Hier, après le succès des Basques à Paris, c’était malheureusement la première hypothèse qu’il fallait privilégier.